Suspension de Shein : il faut également arrêter l’ouverture de points de vente physiques
Mon communiqué de presse, après avoir interpellé le ministre des PME et du commerce, suite aux polémiques liées à la plateforme d’ultra fast fashion.
Il y a un mois, nous apprenions le projet d’ouverture de points de vente en physique de la marque « Shein » dans plusieurs villes de France, dont Limoges. Pour des raisons écologiques, sociales et économiques, cette annonce est tout sauf une bonne nouvelle pour notre ville. Et je souhaite réitérer mon soutien à la pétition lancée par des créatrices et créateurs limougeauds en opposition à l’ouverture d’un point de vente de la marque d’ultra fast fashion à Limoges.
La Société des Grands Magasins (SGM) poursuit son entêtement pour l’installation des points de vente en physique de la marque dans plusieurs villes du pays. Cependant, l’actualité récente doit pousser l’organisation à revoir ses projets.
En effet, samedi dernier, la plateforme d’e-commerce a été épinglée pour la vente de poupées à caractère pédopornographique. Une enquête a été ouverte suite au signalement de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Aujourd’hui, nous apprenons que la plateforme met en vente des armes de catégorie A (machette, coups de poing américain) pour lesquelles la vente est pourtant interdite. Sans autorisation, vendre ces produits peut être puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.
Si le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé engager une procédure pour la suspension de la plateforme, quid des ouvertures de points de vente physiques ? Dans ce contexte, ces ouvertures représenteraient une provocation inacceptable.
En marge des Questions au Gouvernement, j’ai interpellé le Ministre des Petites et moyennes entreprises et du Commerce, Serge Papin. Ce dernier m’a indiqué qu’il n’était pour l’heure pas prévu d’agir sur les ouvertures des points de vente physiques.
Cette position est incompréhensible. Je demande donc au Premier ministre, par cohérence, de suspendre également les ouvertures des boutiques en physique.
Si un commerçant indépendant vendait en ligne des poupées pédopornographiques ou des armes sur sa plateforme en ligne, les préfectures auraient demandé depuis bien longtemps et à raison une fermeture administrative. La loi doit s’appliquer également à tous.
