« Je veux pas que ma classe à moi ferme ! »
Fête de la mort de l’école publique devant la préfecture de la Haute-Vienne
Comme Marcelin, en CE2 à Saint-Sulpice-les-Feuilles, ou les élèves de l’école Jacques Prévert à Ambazac, ils sont des milliers d’enfants, parents et membres du corps éducatif haut-viennois à être concernés par la menace de fermeture de 24 classes à travers le département.
Alors que le Conseil Départemental de l’Education Nationale était réuni le mardi 28 avril après-midi, nous étions nombreuses et nombreux mobilisés devant la préfecture à Limoges pour fêter la mort de notre école publique. Elus, syndicats, collectif des parents d’élèves étaient rassemblés pour refuser les fermetures de ces classes.
Trois classes épargnées par les suppressions : la mobilisation doit se poursuivre !
À Saint-Martin-Terressus/Châtenet-en-Dognon, Berneuil/Blond et Aixe-sur-Vienne, grâce à la mobilisation des syndicats, des parents d’élèves et des élus, trois classes ont été épargnées.
S’il s’agit d’une première victoire, la mobilisation doit continuer. En effet, 23 autres classes restent toujours menacées de fermeture. Par ailleurs, aucune réponse réelle n’a encore été apportée pour proposer des solutions permettant d’assurer le remplacement des professeurs en cas de maladie, ni pour renforcer les moyens destinés aux élèves en situation de handicap.
La mobilisation doit donc se poursuivre. Il n’est pas acceptable que les économies budgétaires se fassent sur nos enfants, sur leur avenir, sur notre avenir.
Nous invitons chacune et chacun à se mobiliser également lors du prochain budget de l’État. Car si ces économies sont imposées, c’est aussi parce que le Gouvernement les fait passer par le 49.3, tandis qu’une partie de l’opposition refuse de voter la censure.
