Audition de Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes et Président du Haut Conseil aux Finances publiques

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Reprise des travaux parlementaires ce matin avec l’audition de Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes et Président du Haut Conseil aux Finances publiques (HCFP), sur le budget de l’Etat et de la Sécurité sociale.

Pour réduire le déficit, le Gouvernement mise sur la croissance et la « réduction de la dépense ». Sur la croissance : c’est optimiste et peu crédible. Le HCFP dit lui-même que le budget retient une orientation plus « restrictive des finances publiques, qui pèserait davantage à court terme sur l’activité ». Cela signifie que l’investissement public diminuant, l’activité économique va être impactée, et la croissance difficile.

Le Gouvernement semble tabler sur une reprise de la « demande intérieure privée », donc la consommation de tout le monde et les entreprises, au quotidien. Seulement, c’est peu crédible puisque l’incertitude économique n’encourage pas aux investissements.

Sur la « réduction des dépenses » : les plus modestes trinquent. Si c’est flou sur la croissance, c’est clair sur les coupes budgétaires.

  • L’année blanche en premier lieu va geler les « salaires publics et les revalorisations des prestations » ce qui va appauvrir les retraités, les sans emploi, etc. face à une inflation grandissante
  • Les dépenses de santé vont augmenter avec la hausse des franchises d’assurance maladie
  • Enfin, les collectivités territoriales (communes, départements…) vont voir leur budget baisser également.

Le compte n’y est évidemment pas. Surtout lorsque l’on constate que les plus fortunés du pays voient leur patrimoine exploser chaque année, ou que les entreprises du CAC40 versent des dividendes record.

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