81 ans de la Libération de Limoges
Dès février 1934, lorsque les ligues fascistes ont défilé dans les rues de Paris, l’étudiant Georges Guingouin avait déjà fait le mur pour manifester contre ces factieux.
« Pour Guingouin, avoir une patrie, c’est essentiellement être responsable d’une histoire commune, et aucune confusion ne peut être faite avec le nationalisme. Le nationalisme ne s’est jamais éloigné de la xénophobie, souvent fondé sur le ressentiment, alors que la patrie est l’affirmation d’une singularité collective, condition pour entrer en relation égalitaire avec l’autre. » nous dit G. Monédiaire.
Le 21 juin 1944 marque l’aboutissement d’une longue lutte en Limousin, et notamment dans les forêts limousines, par l’action des Résistants derrière le Préfet du Maquis, le Colonel Georges Guingouin. Animé par un idéal communiste, porté par cette volonté de justice, de liberté, ce jeune instituteur a mené des milliers d’hommes, jusqu’à libérer Limoges – la capitale du maquis.
Hier, nous avons pu célébrer les 81 ans de cette libération, de la victoire de cet idéal. Merci aux associations présentes, ainsi qu’à Michèle Guingouin, fille du Colonel, de diffuser ce devoir de mémoire, ce devoir de Résistance.
Aujourd’hui, face à ceux qui réécrivent l’histoire pour servir leur agenda politique d’extrême droite, les héritiers de la pensée de Georges Guingouin, avons également ce devoir de mémoire, ce devoir de Résistance.
